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Editorial 10 - Hiver 2025/26

  Après la fête de la Nativité du Christ, le mois de janvier est surtout, du point de vue liturgique, celui de l’Epiphanie. Manifestation de Dieu, il s’agit essentiellement de la contemplation des mages, « des hommes en recherche de la lumière véritable qui peut guider nos vie » comme le disait le pape Benoît XVI en 2011. Ils symbolisent une humanité tout entière qui a soif de clarté. C’est bien la lumière que le prophète Isaïe annonce dans la première lecture de la messe de la nuit de Noël : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. » Avec les mages, on peut comprendre que la lumière n’est pas le simple éclat d’une étoile mais quelque chose de plus durable qui se niche dans la faiblesse où s’exprime l’amour. Avec les mages, tout homme est appelé à prendre un nouveau chemin, détourné de lui-même mais transformé de l’intérieur par la rencontre avec le Verbe. Les iconographes ont cette chance inouïe de prolonger cette rencontre à chaque fois qu’ils se retrouvent confrontés à leur planche. La montée du sombre vers le clair nous rappelle que « la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée » ainsi que le dit saint Jean dans son Prologue. Les mages, qui sont parvenus jusqu’à la crèche grâce à l’étoile, ont dû repartir sans ce guide éclatant. Mais ils avaient découvert quelque chose d’important qui les rendait lumineux. Devant l’Enfant de la crèche, on est à même de comprendre combien l’obscurité du cÅ“ur est transfigurée par le Dieu sauveur. « Revêts-moi, Seigneur, de ta beauté et qu’au long de ce jour je te révèle » demande saint François d’Assise. Ainsi, on peut tous porter en nous et sur notre visage la clarté divine, comme nous essayons de la retranscrire par notre peinture, et la porter aux autres. « Fais briller en nos cÅ“urs la splendeur de ta gloire ; nous pourrons ainsi traverser les ténèbres de ce monde et parvenir à la lumière éternelle du ciel, notre patrie » : je transformerai volontiers la collecte de la messe de la veille au soir de l’Epiphanie pour l’adapter à notre condition d’iconographes : « Fais briller en nos cÅ“urs, Seigneur, la splendeur de ta gloire ; nous pourrons ainsi mieux comprendre et mieux réaliser, dans notre peinture, la montée des ténèbres vers la lumière. » Je vous souhaite une belle et sainte année. Que 2026 vous apporte paix, joie, santé, dans l’Espérance qui est le Christ, venu dans notre humanité à Noël. Soyez bénis !

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